Voilà déjà arrivé le dernier lundi de juin et, comme chaque année, je croise doigts, orteils et tout ce qui est humainement possible (à vous de voir ;-) ) pour ne pas entendre une des remarques qui me hérissent le plus du plus du plus… et ce n’est pas peu dire!

« Aaaaaah, voilà, maintenant, les profs ont DEUX mois de congé! Et payés en plus! La belle vie quand même, hein. Déjà que, pendant l’année, ils finissent à 15h30, ne bossent pas le mercredi, ont droit à tous leurs week-ends… »

Bon, je sais, ça fait plus qu’une remarque mais, souvent, ce type de propos en génère une kyrielle d’autres du même acabit. Et je m’emporte, le sujet est sensible!

Mais toi, lecteur/trice chéri-e de notre blog bien aimé :-) , tu ne dirais pas cela, n’est-ce pas?

Car tu le sais, toi, que les profs ne sont PAS payés 12 mois par an. Mais 10. Et que cette somme fut ensuite divisée en 12 pour faire croire à tout le monde que, franchement, quel métier de glandeurs, quoi… (ok, il y avait peut-être d’autres raisons plus économiques, soit… il n’empêche!).

Tu le sais aussi, que le prof qui ferme sa classe à clé le 30 juin et qui la rouvre le 1er septembre, il n’existe pas. Eh bien non. Puisqu’il faut la ranger, la classe, la vider, la préparer pour la rentrée suivante, la repeindre, éventuellement (c’est ce qui fait la joie d’avoir un prof dans la famille, tout le monde se colle aux travaux de peinture en août. Des subsides? Quels subsides?) et que, malheureusement, les jolies fées et lutins des bois ont beau habiter les histoires lues en classe, pendant l’été, ils ne rappliquent pas pour donner un coup de main. Les traîtres.

Tu le sais aussi, que, durant toute l’année, le prof consciencieux bosse chez lui, prépare ses leçons, tient un journal de classe, organise des activités, prend des contacts. En-dehors de ses heures de prestation. C’est comme qui dirait compris dans le tarif. Dingue.

Et puis, tu l’as remarqué également, le prof, il parvient même à apprendre des tas de choses à nos Haricots. Rien qu’en maternelle, déjà. Mettre son manteau, se rhabiller tout seul, se moucher, ouvrir une boîte pour la collation, aller aux toilettes, monter correctement un escalier, respecter une consigne, manger proprement…

Tiens, toi aussi, tu trouves ça un peu curieux que ce soit au prof à apprendre tout ça aux Haricots? Et que, quelque part, cela aurait pu/pourrait être (un peu, n’exagérons rien ;-) ) le rôle des parents? Voui. Mais malheureusement, cela devient, souvent, celui de l’école.

Et, malgré cela, le prof, il arrivera à apprendre à chaque Haricot à dessiner un bonhomme, à reconnaître les couleurs, à structurer le temps dans une journée, à maîtriser de mieux en mieux sa façon de tenir un crayon, à compter et à comprendre ce que les nombres signifient, à s’intégrer dans un groupe, à trier ses déchets, à évaluer les grandeurs… Et j’en passe et j’en passe, la liste est bien trop longue.

Merci à vous, tous les (bons) professeurs qui, jour après jour, inlassablement, instruisez nos Haricots!

Comme dirait un type que j’aime vraiment bien: « A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui… Il changeait la vie! »

PS: que celui/celle qui n’a jamais soupiré, un dimanche soir, « Ouf, demain, on les remet à l’école! » me fasse signe… ;-)

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