Autant je suis bon public avec la plupart des bêtes à poils et à plumes, autant tout ce qui compte plus que quatre pattes, des ailes, des écailles ou autres joyeusetés du même genre ne me parle pas vraiment.

J’ai bien appris, depuis la naissance de mes Haricots, à ne plus hurler à l’apparition d’une araignée, par exemple, mais ça me demande un réel effort de self-contrôle (même si Haricot 2 hurle en voyant une mouche, mais là, je jure n’y être pour rien!). Bon, on habite en ville, on ne tombe pas tous les jours nez à nez avec une mygale, c’est certain.

MAIS le choc n’en est que plus rude quand apparaît la bête! Et là, ce matin, l’horreur.

Encore un peu endormie (avant mon 3ème café donc), je prépare le déjeuner des Haricots. Qui demandent des céréales. Que je verse dans un bol quand en surgit la bête immonde. L’ennemie de toute maman à toute heure du jour ou de la nuit. L’ARAIGNEE.

Atroce.

Pas encore de lait dans les bols, donc l’ignoble ne se noie pas mais agite frénétiquement un nombre incalculable de pattes pour remonter les parois du bol. Pétrifiée, je suis. Regardant le spectacle en retenant un cri primal. Surtout ne pas effrayer les Haricots. Vite, agir!

D’abord, on passe en mode tartines. Ensuite, mise au point de la technique d’extermination: attraper le bol d’une main, verser le contenu dans un sac, vite vite fermer le dit-sac et virer le tout à la poubelle, dehors, loin loin loin de moi!

Lavage frénétique des mains pendant 5 minutes, on ne sait jamais que l’infâme ait pondu quelque chose sur moi (non, je ne l’ai pas touchée. Oui, c’est irrationnel.)!

Retour à la presque normale d’un début de journée…. Pas de doute, c’est la rentrée!

Enfin, au moins, je n’ai plus eu besoin de café.

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